Les saveurs profondes de la
Bretagne:
La gastronomie bretonne a su concilier la
tradition et la création,
conserver
précieusement un savoir transmis depuis le fond des
âges,
de génération
en génération, et innover avec
audace.
Au début du
siècle, la cuisine assez primitive des paysans
était préparée uniquement,
avec des produits de la
terre : lait, beurre, volailles...
Toutes ces denrées,
il faut le préciser, étaient utilisées
avec parcimonie.
Les grands repas ne
correspondant qu'aux travaux importants
(fenaison, battage) et aux
cérémonies (mariage),
l'alimentation de base
restait le lard aux choux et aux pommes de terre et les
galettes.
Ces aliments qui
étaient jadis les plus consommés ne le sont
plus aujourd'hui qu'à titre exceptionnel
alors que certains autres
qui étaient rares vers 1920 sont devenus banals en
cette fin de siècle.
Le pot-au-feu peut
aujourd'hui être le pivot d'un repas familial.
Seul la consommation de
crêpes reste immuable.
Sa consommation est un
phénomène d'importance associé à
un mode de vie breton
mais elle est
également mise en avant pour porter haut les couleurs
bretonnes.
Les premiers livres de
cuisine régionale bretonne incluant des recettes de
crêpes ou de galettes
sont publiés au
début des années 1960.
La commercialisation des
crêpes et galettes n'est pas récente.
Les pardons, les foires et
les marchés étaient des lieux de
rassemblements populaire
où
crêpières ou galettières officiaient.
Cette longue tradition a
contribué largement à maintenir,
au-delà de la diversité d'une crêperie
à l'autre,
en Bretagne et ailleurs,
une " crêperie traditionnelle "
Un autre exemple : le farz
forn, dit "far breton ", est un dessert maison très
courant aujourd'hui,
alors qu'il fut longtemps
réservé aux fêtes familiales ou à
des célébrations particulières,
comme le mardi gras, le
samedi saint, Pâques ou les pardons.
Les légendes des
crêpes de blé noir :
Un jour, il y a fort
longtemps,
une duchesse surprise en
chemin par l'orage, se refugia avec ses pages chez un pauvre
bûcheron .
La fille du
bûcheron,
fine cuisinière,
leur prépara pour la première fois des
crêpes de blé noir.
Un des pages de la
duchesse, tomba amoureux de la jeune fille et
l'épousa.
Ce jeune page devient
seigneur de Kerdevot, de leur union naquit un fils et c'est
ce fils
qui les fit connaître
à la cour de François 1 er.
En Bretagne, de nombreux
récits font état qu'au soir du 1er novembre,
on mangeait des galettes de
blé noir.
Une part était mise
de côté et toute la nuit.
Les enfants et les
pauvres,
allaient de maison en
maison quêter la crêpe
des"Trépassés".
Lorsque l'on fait des
crêpes, il est d'usage de laisser la dernière
crêpe sur la tuile.
Celle-ci sera le repas des
lutins bienfaiteurs qui veilleront sur la
maison.
Malheur à celui qui
oubliait cette tradition!
"Car les mauvais esprits
pouvaient, si on oubliait cette tradition, se
déchaîner
et apporter de ce fait un
lot de maléfices sur la
maisonnée."
Distinction entre la
galette et la crêpe:
Le mode de fabrication est
quasiment identique,
sauf que la galette sera
salée et la crêpe sucrée.
La galette se fera avec de
la farine de sarazin appelée "blé noir"
la crêpe elle est
faite avec de la farine de froment.
Si l'histoire des
crêpes remonte à la nuit des temps,
il y a seulement quelques
décennies
que la dégustation
des galettes et autres crêpes est un réel
plaisir
pour les palais
délicats des gastronomes.
En effet, ce qui a
été un plat familial pendant des
années,
est aujourd'hui une
véritable gourmandise,
qui fait le bonheur des
Bretons et des touristes qui fréqentent notre
région.

La crêpe ou la
galette, a été longtemps un des principaux
plats des campagnes bretonnes.
Elle est à
présent une tradition marquée en bretagne
présente dans tous les secteurs
touristiques
et dans de nombreuses
villes de France, la crêpe figure en très bonne
place des traditions bretonnes.
Faire sauter des
crêpes à la chandeleur est une tradition qui se
perpetue
de génération
en génération et pas seulement en
bretagne.
Fêtée le 2
Février, la chandeleur commémore la
représentation de jésus
au temple de
Jérusalem et la purification de la
vierge.
Ce jour là, à
Rome, on donnait des gâteaux aux pèlerins,
d'où l'origine des
crêpes et des galettes de la
chandeleur.
Depuis, de nombreuses
coutumes sont rattachées à cette
fête.
Le blé noir
:
Absent pendant de
nombreuses années de nos campagnes,
le sarazin
communément appelé "blé noir"
connaît de nos jours une nouvelle
jeunesse.
Il est vrai qu'après
avoir été plus que présent sur la
grande majorité des tables bretonnes
qui l'employaient à
de nombreuses sauces, le sarazin était plus ou moins
retombé dans l'anonymat,
seuls quelques paysans
irréductibles et conservateurs continuaient la
culture
de cette
céréale qui avait servi à nourrir les
populations.
Après avoir
longtemps peiné pour faire pousser du blé
traditionnel,
c'est au XIIéme
siècle, au retour des croisades que quelques
seigneurs vont ramener une nouvelle
céréale.
Première
curiosité de cette graine, sa couleur noire, sa forme
qui évoque celle des graines de
hêtre
et surtout cette
période de guerre contre les sarazins vont ainsi
donner au blé noir son nom de
"sarazin".
Ainsi depuis les croisades,
le blé noir sera cultivé par les paysans
Bretons ,
le sarazin longtemps
considéré comme le blé du pauvre,
doit sans doute sa
popularité au fait qu'il se contente fort bien de
terre pauvre et acide du sol breton.
Si la galette Bretonne
figure en tête de la renommée gastronomique
Bretonne,
combien de personnes qui
aiment à la savourer, savent qu'elles passent
à côté d'un autre
enchantement.
Pourtant, avant
d'être une graine qui sera moulue chez le meunier,
le sarazin aura
été une superbe fleur rose et
blanche.
Et comme le vilain petit
canard, de cette graine sans forme précise et de
couleur noire,
naîtra une superbe
tige terminée par une grappe de
fleurs.
Le cidre:
Le cidre n'est pas en
Bretagne un breuvage d'usage
immémorial.
Les textes en effet,
mentionnent comme boissons alcoolisées
l'hydromel,
le vin (dans
l'aristocratie) et la bière ( chez les moines) .
C'est seulement à
partir des XVIIè siècle que le
développement de la culture des pommiers
entraîne,
dans l'ouest de la france,
une pratique alimentaire unanimement
adoptée.
Les pommes à cidre
sont de petits formats, fermes et dures, parfois
amère à la bouche.
Il existe de multiples
variétés locales, dont les assemblages
après préssage
caractèrisent,
comme pour le vin, les
différents terroirs:
D'une charpente âpre
et virile en Haute Bretagne,
le cidre offre dans le sud
Finistère une douceur moelleuse et
fruitée.
La récolte a lieu de
septembre à novembre.
  
Les fruits sont
ramassés à terre,
ou bien on décroche
avec de grandes perches
les pommes qui sont
restées dans l'arbre.
Le jus de pommes doit
reposer pour se clarifier, puis il est transvasé dans
des tonneaux de bois cerclés,
après quelques mois
de fermentation, le cidre est prêt à être
consommé.
Il peut être mis
aussi en bouteille, où il prendra un pétillant
comparable à celui du champagne
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