" Bretagne qui es-tu ? " 

 

 

Entre monts en vaux, entre Armor et Argoat, la Bretagne regorge de légendes vous expliquant

la naissance de tel lieu ou de tel procédé...  

Sans doute quelque peu superstitieux et avide d'une certaine rationalité,

toute aussi merveilleuse qu'elle puisse être, les bretons ont de toujours tenté d'expliquer

le "pourquoi des choses", ou le "pourquoi du comment".  

 

Entre féeries et malédictions, les légendes ont pris une place somme toute importante

dans le quotidien du peuple Breton, à un tel point que celles-ci ont

depuis bien longtemps franchi les frontières du pays.

 

 

Bretagne, pays des fées, des gardiens d'épées,

de Kerjean, de serments et de fidélité... Terre de légendes, un bout à l'autre de ses landes...

Du nord à l'est, du sud à l'ouest, d'Argoat en Armor, la terre se souvient encore de la légende d'Azénor.

Ici l'on entend encore, le chant des sirènes, peut-être quelques remords, portés par ce vent qui souffle si fort.  

Bretagne, pays de traditions bien ancrées, légendes, elfes, fées, korrigans, dragons et chevaliers,

font partie de ces terres,

font partie de cet air, font partie de cette mer.

 

Ouvrez grand vos oreilles, entendez les voix des âmes damnées, pleurant Is et ses merveilles...

 

 

L'Argoat , l'Armor :

Le pays de l'intérieur de la Bretagne forme l' Argoat "le pays de la forêt"

tandis qu'autour règne l'Arvor "le pays de la mer"

et ce sont là deux visages inséparables de la région.

La Bretagne a une variété de paysages et un patrimoine monumental.

 

La musique bretonne :

 

La Bretagne est riche d'une tradition musicale depuis longtemps réputée,

c'est que les Bretons du vieux temps forment un authentique peuple de chanteurs.

Tous les instants de la vie sont pour eux des occasions d'exercer leur talent.

Il y a des chants pour le travail, qui rythment les scieries des blés, les pilleries des pommes...

Il y a les chansons des fêtes de l'année, qui célèbrent la nativité...

L'art du chant diffère d'une région à l'autre de la Bretagne.

La pratique instrumentale n'est pas de reste.

Il n'est pas un rassemblement social sans musiciens.

Les instruments emblématiques sont la bombarde et le biniou, qui sont généralement sonnés en couple.

La bombarde est une sorte de petit hautbois rustique à six trous et une clé,

dont la sonorité peut être éclatante ou finement nuancé si le sonneur, appelé "le talabarder",

la maîtrise parfaitement, elle possède une tessiture de deux octaves mais exige une dépense considérable.

Aussi le sonneur a t'il besoin d'être relayé par le "biniaouer".

L'instrument de ce dernier est une cornemuse en miniature,

à un seul bourdon, dont la gamme unique,

aigue et stridente, se place un octave au-dessus de celle de la bombarde.

Le contraste entre les deux timbres assure aux airs exécutés

un entrain communicatif et irrésistible.

La grande cornemuse écossaise, à trois bourdons,

n'est arrivée en Bretagne que vers 1945-1950

mais s'est parfaitement imposée dans la pratique musicale populaire.

 

 

 

Au pays des croyances :

Entrons d'emblée dans l'univers Breton le plus spectaculaire, le plus porteur de rêves aussi :

celui des sortilèges, des légendes et des mystères.

La Bretagne, en effet, passe généralement pour la terre élue des croyances et des superstitions.

Parmi les principaux supports de la mémoire légendaire, les monuments mégalithiques occupent une place de choix.

Menhirs et alignements, dolmens et allées couvertes, offrent une densité particulière dans le paysage breton.

Les monuments mégalithiques sont porteurs d'une forte charge de mystère,

qui constitue l'un des traits les plus fascinant.

Dissimulant des trésors enfouis accessibles seulement aux solstices ( St Jean d'été et Noel),

ils dispensent aussi les forces secrètes de la nature,

les femmes la nuit venant s'y frotter le ventre ou s'y laissent glisser assises

comme sur un toboggan ; ces rites magiques leur assurent une fécondité certaine!

Nombre de dolmens et d'allées couvertes ont été batis par des fées qui transportaient les pierres dans leurs tabliers.

Ces mêmes fées, invisibles aux humains, y habitent et élèvent "leurs" enfants ou ceux qu'elles volent aux humains...

Parfois ce sont les korrigans qui sont les hôtes de ces monuments,

à moins qu'il s'agisse de géants, morts ensevelis sous une sépulture à leur mesure....